Guinée : situation d’urgence, rompons le silence

Article : Guinée : situation d’urgence, rompons le silence
20 janvier 2020

Guinée : situation d’urgence, rompons le silence

Urgence ! Il est temps que je me déchaîne pour me libérer de cette colère saine.

Depuis plusieurs années, ces gens errent de partout comme des hérons. Ils ronronnent, tournoient en rond. Sans scrupule ni vergogne, ils grondent sous tous les toits le nom de leur champion. Ils sont prêts à faire feu de tout bois pour aboutir à leurs cyniques fins. Malgré les critiques, ils continuent toujours à dérouler l’agenda de leur cirque. Il y a bien longtemps qu’on entend vos chants. De grâce, gardez vos arguments dans vos garnisons. Vos milices, avec armes et munitions, pillent, tuent, humilient sans raisons même dans nos maisons. Vos simulacres d’enquêtes sans fin en quête de crédibilité n’engendreront que déshonneur et humiliation. Désormais, toutes vos élucubrations seront scrutées aux peignes fins. Sachez simplement que vous aurez droit à une réponse proportionnelle au moment opportun. Vos actes seront en face de vous un par un. Vous êtes les cauchemars de la décennie.

Si vous avez la hargne, n’est-il pas temps pour vous de rendre des comptes ?

En effet, il serait mieux de rendre compte de cette gestion hideuse, hasardeuse, mafieuse simplement calamiteuse. Il est temps de rendre compte de ce pouvoir népotique que vous avez exercé de façon chaotique pour plonger ce beau pays dans cette situation merdique. Le temps de rendre compte de cette gestion opaque de nos biens, des pillages de nos ressources que vous faites siennes. Le temps de rendre compte de cette division sectaire, pour taire à jamais ce repli identitaire dont vous êtes un typique exemplaire. C’est un temps de rendre compte pour toute cette bande organisée, déguisée en gouvernant de bonne moralité. Il est temps pour vous de rendre les comptes et de faire vos valises à défaut de vous rendre. Continuez à jouer au borgne sans vergogne, pour nier les faits face aux exactions inhumaines.

Cette fois, je veux qu’on me comprenne

S’il vous restait encore un peu d’humanité, vous auriez aujourd’hui rendu le tablier. Si sauvegarder la dignité était de vos soucis, vous auriez choisi d’être des portés disparus. S’il y avait encore un peu de sagesse en vous, vous auriez crevé vos yeux pour ne plus fixer personne. Si vous aviez encore un peu de dignité, vous auriez épargné les âmes de ces gamins à la fleur de l’âge. Si vous étiez en capacité de mesurer les conséquences de vos actes, vous auriez agi avec tact. Au cas où vous songiez encore à redorer le blason de vos images, vous auriez arrêté tout ce semblant d’élection qui n’est que sélection. Si votre souci était d’œuvrer pour le progrès de la nation, vous auriez banni cette division que vous avez érigée en système de gestion.

Si vous étiez préoccupé par la préservation d’une quelconque paix, vous auriez arrêté de cibler pour violenter, humilier avant de tuer. Sans doute, vous avez remporté le prix de la vilénie de toute cette décennie. Vos actes sur ces jeunes aux yeux scintillants d’humanité vous suivront pour l’éternité. S’il vous reste encore un idéal à défendre, vous auriez renoncé à vos deals. Il m’est incompréhensible cette ethnicisation de l’adversité dans l’intention de nous faire plier.

Il est temps de faire plier toute cette cohorte

En bref, c’est maintenant une question de choix, de résister ou périr, choix entre le bien et le mal. Le temps de faire face ou tourner le dos avec le risque permanent d’être poignardé haut. Votre force, votre autorité, ne seront que futilités devant un peuple déterminé à recouvrer sa dignité et sa souveraineté. La violence et la virulence de vos milices ne sont que des prémisses de la décadence de votre gouvernance. Avec ces jeux de prolongations, le peuple vous ramènera droit sur le chemin de la reddition et sans condition. Le temps est opportun de s’engager pour la cause commune.

Il est temps de stopper cette haine avant qu’elle ne se déchaîne pour rendre notre existence vaine. Je me fiche de vos promesses car c’est fin de la messe. Je veux juste rappeler que les lois sont faites pour que personne ne transgresse. À date, je note qu’il n’y a plus de recours pour nous porter secours. J’exhorte tous mes frères activistes de sortir de leur sommeil pour que ces supputations finissent dans les abysses. À toutes ces personnes qui songent encore au bonheur, pliez bagage à l’heure car cette fois c’est une question d’honneur.

Ousmane Diallo-Ouzlelou

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Commentaires

Abdoulaye tambassira
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La grandeur se trouve dans les pensées accompagné par la reflection ecrit pour des raisins ,
Ça m'inspire Dr Tanou.

Ousmane DIALLO
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La force de celui qui écrit réside dans son espoir d'être lu. Merci

Ousmane Diallo
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Très intéressant
Je t'encourage à continuer et bonne chance

Diallo Ibrahima Poyé
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Bien dit mon petit, bravo à toi.